Ateliers
En avril 2024, l’équipe se réunit à Montréal pour reprendre le fil de leurs explorations textuelles autour de l’esker. Les écologistes et les littéraires prennent part à des ateliers d’écriture et s’offrent une première rétroaction en sous-groupes. Afin d’ouvrir les réflexions, une série d’activités académiques et culturelles est programmée. L’équipe assiste d’abord à une journée d’étude Réécritures écologistes portant sur le croisement des lettres et de l’écologie citoyenne. Dans le cadre d’une visite du musée de la Biosphère, l’équipe échange avec Mme Julie Bélisle, agente culturelle, au sujet de la médiation des enjeux environnementaux par le biais des arts et des sciences. Le Centre Canadien d’Architecture accueille les membres de l’équipe pour une visite guidée de deux expositions centrées sur l’interprétation du territoire: Visiblement iroquoien et Des paysages à lire. La rencontre se clôt par une période de lecture des ébauches des participant·es. Cette mise en commun offre également l’opportunité au groupe de considérer forme finale que prendra l’œuvre collective qui découlera de cette édition du projet.

Une deuxième édition du projet Réécrire la forêt boréale, centrée sur les eskers, est inaugurée par un cycle d’activités à Amos, en novembre 2023. Le professeur de l’UQAT Guillaume Grosbois présente les caractéristiques écosystémiques distinctives des eskers et les plus récentes recherches en cours sur leur sujet. La protection de l’esker Saint-Mathieu-Berry est à l’ordre du jour. Des discussions avec maître Rodrigue Turgeon de l’organisme Mining Watch Canada, et Henri Jacob, président d’Action Boréale, met en lumière l’engagement citoyen, le droit de l’environnement, et la militance. Afin de mieux comprendre des usages actuels de l’aquifère de l’esker de Saint-Mathieu-Berry, des sorties sont prévues. En compagnie d’Isabel Dufresne, coordonnatrice en environnement de la Ville d’Amos, l’équipe découvre le puits municipal. Puis, à l’usine d’embouteillage Eska, la directrice de qualité Mme Véronique Mayer, guide le groupe à travers des opérations industrielles. Après un atelier d’écriture sur les intuitions soulevées par ces rencontres, les membres partagent des textes, laissant deviner le pouvoir d’évocation de l’esker.

L’équipe élargie se réunit une seconde fois en avril 2022, cette fois dans la métropole québécoise. Le groupe continue son travail : comment développer le potentiel littéraire des recherches en écologie forestière? Quels enjeux spécifiques soulèvent les rencontres entre littéraires et écologistes? Plusieurs ateliers sont consacrés à l’exploration des hypothèses d’adaptation et de réécriture. D’autres activités ponctuent le séjour, dont une table ronde, J’ouvre un paysage qui sera mon refuge réunissant les écrivaines Gabrielle Filteau-Chiba et Catherine Leroux et l’auteur dramatique Olivier Sylvestre, puis une journée d’étude, Réécrire les sciences naturelles. Une visite de l’exposition L’endroit où tu existes encore d’Andréanne Godin, artiste originaire de Val d’Or, permet à l’équipe d’apprécier un plus large éventail de créations liant l’environnement, le territoire, et la subjectivité. Le séjour se conclut par la lecture des textes qui commencent à prendre forme. L’activité est couverte par Actualités-UQAM et Actualités-UQAT.

La première rencontre en présence de l’équipe élargie a lieu au mois de novembre 2021 aux installations de la Forêt d’enseignement et de recherche du Lac Duparquet. Le groupe se familiarise avec des recherches menées à l’UQAT portant sur les perturbations de la forêt boréale. Des capsules réflexives animées par les professeures et professeurs ouvrent des discussions sur la nature writing, le soupçon et l’autorité narrative, la recherche-création en arts vivants et les méthodes innovantes – voire poétiques – de recherche en écologie forestière. Des périodes de discussion et des séances d’écriture en sous-groupes sont les premières expérimentations. La visite des installations de la station de recherche, une présentation du professeur Yves Bergeron sur l’histoire de la FERLD et les recherches qui y sont menées, des marches en forêt sur les abords du lac Hébécourt, et une lecture en plénière des ébauches des textes produits, fédèrent le groupe et stimulent l’écriture. L’activité est couverte par Actualités-UQAT et par Radio-Canada.
